Présentation pays : l’Arménie

Au bout de 8 mois autour du monde, voici venir un petit parfum d’Europe… Nous venons d’arriver dans le 15eme pays de notre itinéraire : l’Arménie!

FICHE D’IDENTITE : ARMENIE

Plus ancienne nation chrétienne du monde (le christianisme y a été déclaré religion d’Etat dès 301 après Jésus-Christ !), l’Arménie est une ancienne république soviétique n’ayant obtenu son indépendance qu’il y a 25 ans, après avoir, au fil de l’histoire, été absorbé respectivement par les Empires Romain, Byzantin, Arabe, Perse et Ottoman, ce dernier ayant causé le premier génocide du 20ème siècle, avec près d’un million de victimes…

L’IDH de l’Arménie en fait un pays au niveau de développement élevé, similaire à celui du Brésil, de la Tunisie ou de la Thaïlande (74 ans d’espérance de vie, taux d’alphabétisation de 99,7 % et PIB/habitant de 7,400 $ en 2014). Pourtant, le pays a longtemps été en période de stagnation, avec notamment une décroissance du Produit Intérieur Brut de 42 % en 1992 (vite compensée, il est vrai, par 6 années consécutives de croissance à deux chiffres au début des années 2000).

Depuis son indépendance, l’Arménie a connu une vague d’émigration massive, et reste à ce jour l’un des rares pays du monde à avoir vu sa population diminuer l’an dernier. Aujourd’hui, le pays compte à peine plus de 3 millions d’habitants, dont seuls 33 % ont moins de 25 ans.

Membre du Conseil de l’Europe et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Arménie est un pays résolument tourné vers l’occident. Il faut dire que le pays est l’un des plus enclavés du monde : non content de ne pas avoir de façade maritime, l’Arménie voit 1307 de ses 1570 kilomètres de frontière fermées suite à des conflits historiques avec la Turquie et l’Azerbaïdjan.

ETRE UNE FEMME EN ARMENIE

Si la femme arménienne est bien présente sur le marché du travail, si elle a accès à l’éducation primaire, secondaire et tertiaire autant que les hommes, il existe un très grand écart hommes-femmes dès que l’on monte dans la hiérarchie économique et politique : seules 12 % des postes parlementaires, 13 % des ministères et 31 % des postes managériaux dans le privé sont occupés par des femmes.

De plus, un autre phénomène est particulièrement marqué dans le pays, à savoir les violences faites aux femmes. Plus du quart des femmes arméniennes sont victimes de violences domestiques, et ce sujet est un véritable tabou dont il est bien difficile de se débarrasser tant l’honneur familial passe bien souvent avant la lutte contre ce type de violences. Autre problème : un fort taux de divorce. Une des causes de ce phénomène est d’ordre culturel : la femme arménienne, une fois mariée, s’installe dans la famille de son mari, et doit donc cohabiter avec sa belle-mère jusqu’au décès de cette dernière.

Pour citer le rapport publié par Amnesty International France en 2008 :

« Le dicton arménien selon lequel une femme c’est comme de la laine, plus elle est battue plus elle est douce montre à quel point l’acceptation de la violence domestique est ancrée dans la culture ; c’est cet ancrage culturel qui constitue un des principaux obstacles auxquels les femmes sont confrontées.

Parmi les autres obstacles figurent la stigmatisation des victimes de viols ; la réticence de la police à enquêter sur les cas de violences au foyer qui ne fait que perpétuer ces violences ; l’absence de foyers d’hébergement et de soutiens pour les femmes battues. Des femmes ont décrit à des délégués d’Amnesty International comment elles étaient frappées par leur mari ou d’autres membres de leur famille ; comment elles étaient contrôlées au point d’être empêchées de rendre visite à des parents ou des amis ; comment elles étaient violées ou insultées et à quel point elles finissaient par se sentir impuissantes. »

POURQUOI ALLONS-NOUS EN ARMENIE ?

Parce que dans ce pays qui nous apparaît comme à la fois si proche et si loin, la situation des femmes est finalement bien loin d’être satisfaisante, même si les actions issues de la société civile se multiplient.

Pour le progressif changement culturel de Téhéran à Ankara, en passant par cette énigme qu’est l’Arménie, pays au cœur de l’Orient à la culture pourtant profondément marquée par les influences européennes.

Parce que cette partie du monde est méconnue. Et que raconter l’expérience d’une dizaine de jours de rencontres et de voyages dans un pays très peu traité par les médias, c’est aussi l’un des buts du Projet 51.

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