Premières impressions en Ethiopie : la question de l’excision

Parfois, il y a des gens qui disent tellement bien les choses, que l’on préfère les citer plutôt que de les paraphraser.

Voyez plutôt la vision des petites filles éthiopiennes telle que décrite dans le livre Africa Trek – Alexandre & Sonia Poussin (publié en 2005), qui retrace leurs 3 annéess et demie de marche au coeur de l’Afrique, de l’Afrique du Sud jusqu’en Israël :

“Nous avons une immense sympathie pour ces petites filles. Nous ne pouvons oublier que, dans le Gojjam (région au nord-ouest du pays), elles sont excisées. Sept jours après la naissance. Lèvres et clitoris. Comment fait-on pour exciser un clitoris de sept jours ? Cheggir yellem (aucun problème) ! A Addis, nous avons rencontré une femme médecin éthiopienne, membre de l’ONG Save The Children, qui a fait de la lutte contre cette mutilation son cheval de bataille. Elle nous en a raconté tous les dessous. L’excision se pratique, à grande échelle, sur des millions de fillettes éthiopiennes. Le mariage des enfants est lui aussi monnaie courante. Dès six ou septa ans, une fillette peut être mariée à un homme adulte contre une forte dot négociée interminablement entre les parents. Ces mariages sont sans doute les plus tristes de la terre, les petites épouses vivant la fête en larmes malgré les cadeaux et les tissus chatoyants dont elles sont couvertes. Les hommes s’engagent par contrat à ne pas les toucher avant leur puberté. Malheureusement, alcool et désœuvrement aidant, beaucoup d’entre elles passent à la casserole avant l’heure, ce qui entraîne des problèmes gynécologiques épouvantables, perforations et fistules,qui les rendent prématurément incontinentes ou stériles, en conséquence de quoi elles sont répudiées et renvoyées a leurs familles… Et pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir des épouses, il existe le rapt de fillettes, moyen comme un autre de fonder un foyer. C’est une pratique encore très courante de nos jours. Omoros, Amharas, même combat. Dans les campagnes, les plus aisés envoient souvent leur fille en ville, ou travailler en Arabie Saoudite, pour les protéger…”

12401875_1718828458347973_7770862592590334826_o1913848_1718828235014662_3524887077185142226_n

Publicités
Cet article a été publié dans Ethiopie, Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s