Premières impressions en direct du Rwanda

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Et alors, voyager au Rwanda, ça fait quoi ?

A vrai dire, nous avons été jusqu’ici impressionnés, sous le charme même, au cours de nos premiers jours à Kigali.

Déjà, c’est une ville magnifique, dont les routes montent, descendent, tournicotent d’une colline à l’autre. On se croit à la campagne, on a l’impression de passer d’un village à l’autre, et l’on est pourtant dans une agglomération de plus d’un million d’habitants. Mais, grâce à l’altitude (plus de 1000 mètres en moyenne dans les différents faubourgs de la ville), on respire formidablement bien. Enfin de l’air, de la fraîcheur, et des soirées ou l’on a bien besoin de ressortir nos pulls.

Ensuite, disons-le tout de suite, Kigali est une vitrine, destinée à montrer au monde extérieur ce à quoi ressemble le Rwanda de demain, celui dont le PIB / habitant a doublé en moins de 10 ans. Avec ses taxis-motos en bon état (et qui confient toujours un casque à leur passager !), ses tours de 20 étages, son multiplexe, ses routes impeccables et ses poubelles à tous les coins de rue, la ville impressionne, même si l’on perçoit bien que ce mode de développement ne bénéficie pas encore à tout le monde.

Autre gros changement par rapport à la Mauritanie et au Sénégal : la francophonie est ici assez peu prégnante. Depuis 2008, le système éducatif est passé du français à l’anglais, et les rues sont devenues des “streets” ou des “avenues”. Conséquence : les habitants, qui parlent principalement Kinyarwanda, baragouinent parfois le français, parfois l’anglais. On ne sait pas très bien comment s’adresser à eux. Cela rend certains échanges un peu compliqués, et, au-delà du langage des signes, la langue dans laquelle nous interagissons avec la population est bien souvent un étrange broken Frenglish…

Aujourd’hui, nombreux sont les Américains à se rendre au Rwanda, et ils ont très nettement supplanté les Français et les Belges dans le pays. Parmi eux, ils sont nombreux à venir ici pour le tourisme, et notamment pour aller observer les gorilles dans le Parc National des Volcans, devenu Volcanoes National Park en 2008. Du coup, dans les parcs nationaux, les tarifs se sont très nettement calqués sur les voisins kényan et tanzanien. Et nous, pauvres routards français, sommes condamnes à faire l’impasse sur des activités telles qu’une randonnée de 5 kilomètres dans la Nyungwe National Forest (facturée… 50 Dollars!) et la fameuse marche pour aller voir lesdits gorilles (750 Dollars la journée, si si…).

De façon générale, Kigali respire le 21ème siècle, à un point tel que l’on a beaucoup de mal à se rendre compte de ce qui s’est passé ici… On a du mal à imaginer que dans ces rues, sur ces collines, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées par leurs voisins, à une époque finalement pas si lointaine.

Pour reprendre l’expression du Mémorial du Génocide : en juillet 1994, le Rwanda était mort.

A cette époque, les autorités avaient même dû prendre des mesures pour tuer les chiens errants, qui avaient développé un goût prononcé pour la chair humaine.

Moins d’une génération plus tard, en novembre 2015, le Rwanda est bien vivant.

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