Le Projet 51 sur la route du Congo Nile Trail (Rwanda)

12238378_1705007126396773_1287714038091014752_o

12239155_1705007193063433_6292536106596405870_o

C’est l’histoire de 3 Frenchies qui, à force de marche, de bateau et de moto, ont écoulé les 227 km du trek le plus connu du Rwanda, le Congo Nile Trail, qui longe le lac Kivu du Nord au Sud.

Dans cette histoire, il y a des héros. Des enfants par dizaines, des femmes et des hommes qui, tous, marchent comme nous, allant d’un petit village perdu à un autre, d’une colline à la suivante.

Des enfants, des femmes et des hommes qui transportent souvent d’imposants paquets et bassines remplis de victuailles, quand nos sacs de tour du monde nous paraissent déjà bien lourds.

Des victuailles provenant directement de leurs récoltes, car ici, tout le monde ou presque cultive. On ne peut pas ignorer les corps marqués par ce travail de force dans les champs. On ne peut qu’être admiratifs devant la débrouillardise des enfants qui participent largement aux travaux collectifs.

Des enfants, des femmes et des hommes qui, en nous adressant de grands sourires dès qu’on les salue en kinyarwanda, en nous paraissant si calmes, si sympathiques, ont suscité en nous l’incompréhension totale quant à ce qui s’est passé ici il y a 21 ans…

11048615_1705007153063437_7968003383637385754_o

12273574_1705007266396759_8729879650870030959_o

Dans cette histoire, il y a un décor. D’un côté, le lac Kivu et ses centaines de km de rives, une étendue d’eau à perte de vue. De l’autre, des bananeraies et des plantations en terrasses qui semblent monter vers le ciel et qui recouvrent chaque mètre carré de terre, même pentue. Et en face, des virages à flanc de colline, des montées et des descentes à n’en plus finir.

Appeler le Rwanda « pays des 1000 collines » est une erreur. Il y en a forcément beaucoup, beaucoup plus.

Dans cette histoire, il y a le monde extérieur. Incarné par la radio que l’on capte absolument partout, parfois grâce aux postes que les gens transportent pour égayer leur long trajet à pied, alors que nous passons des jours avec peu ou pas de réseau téléphonique.

Dans cette histoire, il y a un aliment phare. La banane. Base de nos repas, trois fois moins cher qu’au Sénégal, pour 500 francs rwandais (0,60€) nous en avons eu une bonne quinzaine.

Dans cette histoire, il y a aussi une boisson phare : l’urwagwa, ou alcool de bananes. Dans chaque village une petite cahute miteuse accueille les piliers de bar, hommes ou femmes, jeunes ou vieux. Souvent, ces cahutes sont les endroits les plus animés du village. Et voir ces Rwandais s’enchainer à la paille une grande bouteille d’alcool à 15°C pour une somme modique (200 francs les 50 cl, soit moins de 0,30€, plus de 3 fois moins cher que la bière locale) à toute heure du jour et de la nuit, ça fait drôle.

De cette histoire, nous ne sommes que les conteurs. Nous devons cette chance à l’office du tourisme rwandais qui, en créant ce trek, nous permet de découvrir ce pays à hauteur d’homme, loin des activités des parcs nationaux, trop onéreuses pour nos petits budgets.

Cette histoire, on espère bien vous donner envie de la vivre à votre tour.

905747_1705007176396768_2605457688536829115_o

12291298_1705007226396763_2361910565674241147_o

12240291_1705007256396760_7311335987020086148_o

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé, Rwanda. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s