Bilan de notre étape en Mauritanie

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Nous voici à la fin de notre escapade en Mauritanie. Ce pays s’est révélé être l’une des raisons d’être du Projet 51, ainsi qu’un véritable coup de coeur.

Il y a un mois de cela, nous avons quitté nos amis, nos familles et tout le reste pour trois raisons.

Premièrement, discuter avec des gens qui font évoluer la situation des femmes dans leur pays : à Nouakchott puis à Nouadhibou, nous avons rencontré un total de 12 responsables d’associations, ainsi que des dizaines de citoyens et citoyennes qui nous ont expliqué leur Mauritanie.

Deuxièmement, rencontrer des locaux et partager avec eux des morceaux de vie. A Nouadhibou, nous avons cuisiné et appris le jeu de cartes national, le tourniquet, avec les jumeaux Hassen et Houssein. A Zouerate, nous avons partagé la benne d’un pick-up avec des mineurs de retour du travail, avant de dormir chez le sympathique Diawo et sa femme. A Atar, nous avons rencontré Abdu, alias Tom Cruise, ainsi qu’un autre Abdu qui a la particularité d’apprendre le japonais depuis plus de 10 ans !

Troisièmement, vivre des moments forts. La randonnée dans le désert du Sahara, les dunes et l’océan du Banc d’Arguin, le train le plus long du monde, les longs trajets avec la route pour seul horizon nous en ont mis plein la vue.

On a tendance, vu de loin, à imaginer la Mauritanie comme un pays dangereux, fondamentaliste, isolé. Pourtant, si la culture traditionnelle est bien présente, on tient là un pays moderne, aux enjeux uniques (voir notamment nos textes sur l’esclavage et les liens entre communautés).

Et la femme mauritanienne, alors ? Hé bien cela s’améliore à une vitesse remarquable. Elle part de loin, mais est traitée de mieux en mieux. Le gavage des filles, le mariage précoce, l’excision sont des pratiques en fort recul. Une élite féminine émerge. Et pourrait bien, à terme, porter ces 53 % de la population vers l’avant.

Reste tout de même l’image d’une société religieuse très conservatrice. Quand Alexandre ou Aymeric ont pu avoir la mauvaise idée de demander leur chemin à une femme dans la rue, celle-ci s’est très nettement écartée. De même, si les hommes sont nombreux à venir voir les « toubabs » pour les saluer, ce n’est pas le cas des femmes (pas même des fillettes, que l’on voit très peu occuper l’espace public). Enfin, rares sont les Mauritaniens à avoir serré la main de Marion. Et dans les taxis, les chauffeurs la plaçaient toujours de sorte qu’elle ne soit jamais assise directement à côté d’un Mauritanien…

Nous garderons de ce pays un souvenir optimiste. Ce pays est aussi passionnant que magnifique, et nous ne pouvons que vous recommander chaudement de venir le découvrir.

Un immense merci à Awa et Djibrilla de France Volontaires Mauritanie : sans eux, nous n’aurions pas rencontré tous ces responsables de la société civile, et notre escapade n’aurait pas eu la même saveur…

Merci aussi à tous ceux qui, dans le désert ou sur la côte, dans la capitale comme en pleine brousse, nous ont reçu pour discuter de comment eux voyaient le pays du Petit Prince.

Quant à nous, nous mettons le cap vers le Sénégal…

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