Leçon d’ouverture par Alexandre Poussin

« Quand je voyage, je suis ambassadeur de France. De retour en France, je suis ambassadeur de ces Autres que je suis parti approcher, rencontrer, comprendre. Nous sommes tous des ambassadeurs et des représentants de notre monde et de ces Autres qui nous entourent et dont nous sommes porteurs. A nous d’en être conscients et de nous appliquer à leur donner une voix. Et pas nécessairement au bout du monde. L’Autre est de l’autre côté du palier, et deux pas sont parfois plus durs à franchir que deux millions »

Alexandre Poussin, Marche Avant

14963199_1871906859706798_4897074010470910780_n

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Leçon de tolérance par Katy N’Dione

En ce triste anniversaire, on repense aux mots de Katy N’Dione, femme sénégalaise que nous avions rencontré dans la réserve de Popenguine…

« On ne peut pas se diviser dans ce village, on est les mêmes familles. Vous rentrez dans une famille, la moitié est musulmane, la moitié est chrétienne. On fait les fêtes ensembles. C’est pour ça que certains sont musulmans et portent des noms de chrétiens. Des enfants musulmans peuvent te chanter le catéchisme. Quand il y a des travaux à faire à l’église les musulmans y vont, quand il y a des travaux à faire à la mosquée les chrétiens y vont. On se marie entre musulmans et chrétiens, chacun garde sa religion, on fait le mariage à la mairie et nos fêtes après. Il ne peut pas y avoir de problème entre nous. »

14991182_1869794469918037_2618442948302479794_o

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Participation aux Rencontres du carnet de voyage à Bordeaux

Ça y est, le programme des Rencontres du carnet de voyage, qui se dérouleront à Bordeaux les 3 et 4 décembre, est tombé !

Pour nous, ce sera samedi à 17h. N’hésitez pas à consulter leur page pour plus d’infos :

14884677_1234917536551761_5917418944812338334_o

Publié dans Médias, Non classé | Laisser un commentaire

L’engagement du Docteur Denis Mukwege contre l’utilisation du viol comme arme de guerre (RDC)

affiche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un partage d’article sur la situation politique au Burundi, nous restons en Afrique centrale pour vous parler d’un nouveau sujet, concernant cette fois directement les femmes : l’utilisation du viol comme arme de guerre.

On avait déjà eu l’occasion d’aborder le sujet dans des articles où on parlait du sort réservé aux femmes lors du génocide rwandais.
Cette fois, ça se passe au Congo, un pays qu’on rêvait d’inclure dans notre itinéraire, si le visa touristique n’était pas de 90€ par personne, si les prix des billets d’avion et les conditions sécuritaires n’étaient pas si décourageants.

Alors, pourquoi vous parler de ce sujet et de ce pays maintenant ?
Parce que, si vous l’avez loupé, ces dernières semaines, un Congolais particulièrement célèbre pour son engagement en la matière fait (beaucoup) parler de lui. Il s’agit de du Docteur Denis Mukwege, aussi appelé « l’homme qui répare les femmes ».

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, le Projet 51 vous fait un petit récap de son parcours, parce qu’il reste franchement impressionnant.
Né en 1955 à Bukavu dans le Sud-Kivu, il suit d’abord des études d’ingénieur, avant de partir au Burundi pour réaliser son rêve : devenir médecin.
Après avoir étudié et exercé en Europe, il fait le choix de revenir au Congo. Il devient alors médecin directeur de l’hôpital Lemera, qui subit une attaque en 1996 lors de la Première guerre du Congo. Alors que son personnel a été assassiné, il est miraculeusement épargné et part se réfugier à Nairobi.

Mais il ne renonce pas au Congo et revient vite, cette fois pour fonder son propre hôpital, l’hôpital « Panzi ».
Alors qu’il voulait s’occuper des femmes enceintes pour lutter contre la mortalité maternelle, particulièrement élevée dans la région, la première patiente qui lui est amenée est une femme à l’appareil génital détruit après avoir été violée par un groupe de soldats.
Le Docteur Mukwege découvre alors l’utilisation systématique d’une nouvelle arme de guerre : le viol et la destruction volontaire et planifiée des organes génitaux féminins.
Il décide alors de se consacrer exclusivement à la « réparation » des femmes victimes de violences sexuelles, tant sur le plan physique (par la chirurgie) que sur le plan moral (par un suivi psychologique).

On estime qu’il a déjà soigné plus de 45 000 femmes, dans une région qui compterait plus de 500 000 victimes.
De nombreux prix internationaux ont d’ores et déjà salué le travail de cet homme dont la vie continue d’être menacée. Prix Sakharov en 2014 et Prix « Héros pour l’Afrique » en 2016, pour n’en citer que deux, mais aussi classement dans le « Time 100 » en 2016.

Ces derniers jours, sa visibilité médiatique ne cesse d’augmenter, à l’occasion d’un passage en Europe, lié notamment à la sortie ce mois-ci du DVD du documentaire retraçant sa lutte (« L’homme qui répare les femmes ») et d’une autobiographie (« Plaidoyer pour la vie »).
Ces derniers mois, dans un contexte pré-électoral délicat en RDC, il s’est engagé aux côtés de Filimbi et du Front Citoyen, qui luttent pour que Joseph Kabila quitte le pouvoir fin 2016 et que le calendrier électoral soit respecté. Des bruits circulent même d’un « Mukwege Président », auxquels il ne répond qu’assez discrètement.

Mais nous n’avons pas choisi de mettre en avant son engagement politique ni religieux (il est également Pasteur), mais bien son engagement pour cette noble cause.
Parce que quoi qu’on pense du personnage, il a énormément à nous apprendre sur le sujet, et il est difficile de ne pas être impressionné par ce qu’il a accompli.
Revenons, brièvement, sur ce qu’il révèle de l’utilisation du viol dans la région et de ses conséquences.

Chaque jour, il tente de redonner un avenir à des femmes qui ont perdu l’usage de leurs organes génitaux, mais aussi leur dignité dans leur communauté d’origine.
Dans les villages, personne n’ignore le sort qu’elles ont subi, et la stigmatisation les frappe. Dans leur famille, leurs enfants et leur mari ont souvent assisté au viol. Outre l’intégrité physique des femmes, c’est toute une cohésion sociale qui est anéantie en quelques minutes par les auteurs des crimes.
Et si les femmes sont des victimes condamnées à perpétuité, leurs bourreaux sont souvent impunis, dans l’indifférence générale.

9782809820539-001-g

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque jour, le Docteur Denis Mukwege est témoin, selon ses propres mots, des « tréfonds de l’horreur ». Mais il est important de l’écouter, au moins pour prendre conscience du problème, avant de pouvoir agir.
Alors, pour en savoir plus, on vous invite à lire son livre, à voir son film (bande-annonce ici).
Mais surtout, à consacrer 7 minutes de votre journée à un sujet si important, en visionnant son interview dans Human, en libre accès :

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Partage d’article sur la situation politique au Burundi

Aujourd’hui, on a choisi de partager avec vous un article qui n’est pas directement lié à la condition féminine, mais plutôt à la condition des Burundais et des Burundaises depuis l’émergence de la crise politique en avril 2015, suite à la validation de la candidature du Président Nkurunziza pour un 3ème mandat, puis à sa réélection.

Vous vous en rappelez probablement, le Projet 51 a parcouru les routes burundaises pendant trois semaines, début décembre 2015, alors que beaucoup d’expatriés quittaient le pays.

Après deux semaines passées en itinérance à l’intérieur du pays, nous étions arrivés à Bujumbura quelques jours seulement après la nuit la plus violente depuis le début de la crise. Une nuit horrible au cours de laquelle les forces de l’ordre étaient littéralement allées déloger des jeunes, dans les quartiers contestataires.

Ils en avaient tué certains sur place, laissant une centaine de cadavres dans les rues jusqu’au lendemain, comme pour l’exemple. Ils en avaient arrêté et enlevé d’autres. Jusqu’à aujourd’hui, on ne connaît souvent pas le sort qui leur a été réservé, entre les libérations chèrement monnayées et cachées, les emprisonnements dans les prisons secrètes du régime…et les fausses communes dissimulées.

Alors, cet article de Le Monde Afrique sur le photographe Teddy Mazina, nous a paru important, pour faire savoir ce qu’il continue de se passer, là-bas, si loin de l’attention médiatique.

Teddy Mazina, alors que sa vie était menacée, a fait partie de ceux qui ont choisi de rester au Burundi, dans la clandestinité.
Dans quel but ? Accumuler et diffuser un maximum de données
sur les disparitions, enlèvements et assassinats liés à la crise politique.

Dans un pays où les connexions internet sont encore extrêmement rares et peu performantes, où le régime met en oeuvre tous les moyens de surveillance à sa disposition pour traquer les opposants, on sait à quel point sa mission est délicate et périlleuse.

On l’avait nous-même ressenti, à notre petit niveau, car, bien sûr, nous n’étions pas des cibles du régime et nos moyens économiques comme nos chers passeports français, nous permettaient d’être à l’abri.

Les médias d’opposition avaient tous disparu ou changé de ligne éditoriale.
Les élites avaient déjà majoritairement déserté le pays.
Celles et ceux qui avaient accepté de nous parler de la crise l’avaient fait sous couvert d’anonymat.
Celles et ceux qui avaient croisé notre route, qui nous avaient hébergé, même lorsqu’ils étaient expatriés, nous avaient mis en garde et invités à publier tous nos textes en rapport avec le Burundi seulement une fois bien arrivés en Ethiopie.
Nous avions remarqué que notre puce téléphonique burundaise était sur écoute. Par exemple, quand nous avions voulu enregistrer une interview pour l’émission Allô la Planète, nous n’avions pas pu avoir une communication de qualité avec notre interlocutrice, et elle avait réentendu l’intégralité de notre conversation, comme si on l’avait rembobinée, une fois que nous avions raccroché.

Tout ça, c’est du concret, et ce sont autant d’éléments qui nous permettent de savoir que le travail de ce photographe, aujourd’hui, doit être apprécié à sa juste valeur.

Et pour ceux qui auraient loupé nos articles sur le Burundi, vous les retrouverez facilement sur notre site internet, ici.

En espérant qu’on vous aura aidés à en savoir un peu plus sur une situation et un pays que l’on n’évoque que trop rarement dans les médias généralistes…

Lien direct vers l’article ti

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Partage web-reportage Arte Amour sans frontière Inde – Bangladesh

safe_image-1

 

 

 

 

 

 

 

Déjà plus de deux mois que la petite équipe du Projet 51 est de retour en France, et déjà plus d’un mois qu’on ne vous a pas donné de nouvelles !
On en est désolés, mais on doit reconnaître que le retour à la « vie normale » n’est pas toujours évident, et que tout un tas d’occupations nous rattrapent !

Mais promis, on vous prépare déjà des contenus (et des surprises) pour prolonger l’expérience de notre périple depuis l’hexagone…
On vous en dit plus très vite

En attendant, on a choisi de refaire comme au tout début du Projet 51 – Un tour du monde au féminin et de partager avec vous cet excellent (et très court !) web reportage d’Arte.
Pourquoi ? Parce qu’il raconte, un peu comme on a voulu le faire pendant dix mois, la grande histoire à travers la petite.
En partant de Mohammed et Shanara, ce jeune couple qui a choisi de lutter, une fois n’est pas coutume, contre la frontière géographique qui rendait leur histoire d’amour impossible, on apprend énormément de choses sur ces anomalies géopolitiques que constituent les 162 enclaves recensées le long de la frontière entre l’Inde et la Bangladesh, que nous avions d’ailleurs eu l’occasion de franchir à pied.
Vous comprendrez comment ces enclaves ont été créées, pourquoi cette frontière est aujourd’hui si sensible et ce que cela implique au quotidien pour les 50 000 personnes qui y vivent et qui y naissent, chaque jour.
On ne veut pas tout vous spoiler, on vous laisse découvrir tout ça par vous-même, juste ici, mais on vous prévient, c’est une sacrée anomalie.

safe_image

 

 

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Album photo – Les femmes du Projet 51

Autour du monde, nous avons rencontré beaucoup de femmes. Certaines marchaient au bord de la route, d’autres sont venues à notre rencontre, d’autres encore oeuvraient au quotidien pour améliorer la situation des 51 %…

Quelles qu’elles soient, cet album photo a pour vocation de leur rendre hommage.

13908864_1808999822664169_7202630642244532535_o

 

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire